Usine de pesticides de Béziers: premiers résultats fin septembre (préfecture)
MONTPELLIER, 14 sept 2005 (AFP) - Les premiers résultats d'analyses de l'impact sanitaire sur la population de l'incendie qui a affecté les 26 et 27 juin dernier une usine de pesticides de Béziers (Hérault) seront remis fin septembre, a-t-on appris mercredi auprès de la préfecture du département.
La société SBM Formulation, spécialisée dans la fabrication et le stockage de produits phyto-sanitaires, fongicides et insecticides, avait rouvert ses portes un mois après le sinistre, a rappelé la préfecture de l'Hérault.
"Au moment de cette réouverture, nous avons demandé que soit réalisée une étude large portant sur l'impact sanitaire des populations avoisinantes. Elle devait s'effectuer sur deux mois, les premiers résultats doivent nous être communiqués d'ici la fin du mois", a déclaré à l'AFP Philippe Ramon, sous-préfet et directeur de cabinet du préfet de Languedoc-Roussillon.
"Une commission locale d'information et de concertation (CLIC) est prévue le 19 octobre pour communiquer publiquement les résultats" de cette étude confiée à l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (INERIS), a ajouté M. Ramon.
Sans préjuger des résultats, le représentant de l'Etat a fait valoir que "s'il y avait eu quoi que ce soit (de grave, ndlr), on l'aurait su".
M. Ramon s'est dit "surpris" des informations diffusées à la presse par l'association écologiste MDRGF selon laquelle des échantillons de terre prélevés autour de l'usine ont révélé la présence de substances chlorées très toxiques: iprodione (cancérigène probable selon l'Agence américaine de l'environnement USEPA), procymidone (également cancérigène probable) notamment.
"Nous avons prévenu la Direction régionale de l'industrie de la recherche et de l'environnement, qui va mettre au courant l'INERIS", a indiqué la préfecture.
Usine de pesticides de Béziers: des polluants toxiques relevés sur le site
PARIS, 14 sept 2005 (AFP) - Des échantillons de terre prélevés autour d'une usine de pesticides de Béziers après un important incendie les 26 et 27 juin ont révélé la présence de plusieurs polluants dangereux, selon l'association écologiste MDRGF.
Le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) a prélevé des échantillons plus d'un mois après l'incendie, et les a fait analyser par le laboratoire indépendant Analytika. Les résultats font apparaître des substances chlorées très toxiques: Iprodione (cancérigène probable selon l'Agence américaine de l'environnement USEPA), procymidone (également cancérigène probable) notamment.
"Les toxicologues estiment qu'il y a forcément eu des dioxines relâchées au cours de l'incendie", a indiqué mercredi à l'AFP le président du MDRGF François Veillerette. Les dioxines, qui sont produites lors de procédés incomplets de combustion, sont cancérigènes pour l'homme.
L'usine SBM Formulation de Béziers, classée Seveso en vertu de la législation européenne sur les établissements dangereux, contenait un millier de tonnes de produits chimiques lors de l'incendie, qui a duré plusieurs jours et a dégagé une fumée épaisse.
La préfecture avait indiqué que l'incendie ne présentait pas de risque toxique pour la population, les prélèvements d'air révélant des résultats inférieurs aux seuils tolérés. Le quartier voisin de l'usine n'avait pas été évacué. Les 3.000 riverains avaient simplement été invités à rester chez eux fenêtres closes. Une école maternelle avait toutefois demandé aux parents de venir chercher leurs enfants.
L'usine avait déjà été affectée par un incendie en avril. La société SBM Formulation est spécialisée dans la fabrication et le stockage de produits phyto-sanitaires, fongicides et insecticides.