Un plan pesticides sans ambitons...le MDRGF et la Confédération paysanne se positionnent.
Un plan interminitériel de réduction des risques liés à l'utilisation des pesticides est en préparation dans les ministères de l'écologie et de l'agrciculture, il a été présenté aux organisations travaillant sur ce dossier, le constat est décevant.
Suite à la table ronde du 25 janvier 2005, concernant le plan interministériel de réduction des risques liés aux pesticides, nous avions reçu fin décembre 2005 et début janvier 2006 une proposition de plan sur lequel les minitères sollicitaient nos remarques.
Dans la « compilation » finale qui nous a été présenté, force est de constater que ce plan interministériel se résume à une note de synthèse, brève et peu détaillée. Le plus inquiétant dans ce document, outre sa brièveté, est dans son contenu même.
Ce plan est censé répondre, selon vous, « aux engagements pris par le gouvernement dans le plan national santé environnement publié en juin 2004 ». Selon nous l’ambition affichée est faible et sans envergure.
Nombre des commentaires que nous vous avions fait lors de la première lecture du plan, ne semblent même pas avoir été lus et l'expertise collective scientifique que les mêmes ministères ont commandé auprès de l'INRA et du Cemagref sur le thème est à peine abordée.
1. Une note de synthèse sans objectifs chiffrés
Tout d’abord, nous constatons toujours que ce plan ne contient aucun objectif chiffré qui tendrait à réduire l'utilisation des pesticides, aucun bilan sanitaire….
2. Pas de véritables mesures de protection des ressources en eau
Les mesures pour protéger les ressources en eaux se résument à la mise en place de bandes enherbées de 5 mètres au minimum alors que la mise en œuvre de mesures agri environnementales renforcées dans les bassins versants menacés et la mise en place des zones non traitées, notamment en bordure de cours d’eau sont indispensables.
3. Rien au quasiment rien pour la promotion de l'AB
Alors que la promotion de la production intégrée et de l'agriculture biologique était inscrite dans le précédent projet, désormais est évoquée l’agriculture biologique uniquement en un point, pour l’attribution d’un aide financière dérisoire.
Dans l’intérêt du développement de ce mode de production, seul garant de notre santé et de notre environnement, nous vous avions fait part de la nécessité de créer dans les filières d’enseignement agricole un module de formation sur les dangers des pesticides et sur les alternatives ; de mettre en place une véritable politique de recherche sur les alternatives à l’utilisation des pesticides avec un budget significatif - faire de ce point une priorité de l’INRA - ; de mettre en œuvre les moyens aides, information des agriculteurs, conseil technique, etc. permettant un développement rapide de l’agriculture biologique, à la fois pour réduire l’utilisation des pesticides et pour que le France cesse d’importer environ 50% des produits biologiques qu’elle consomme. Quid de cela dans le nouveau projet ?
etc. etc.
En janvier 2006, Nous avons décidé avec la Confédération paysanne de faire parvenir aux ministères concernés, un courrier reprenant point par point les manques de ce projet de plan qui nenous satisfait pas en l'état.
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