Mme Ségolène Royal : pour une réduction de l’utilisation des pesticides !
Mme Royal, hier (le 11 février 2007) dans la présentation de son pacte présidentiel s’est positionnée pour la mise en œuvre d’un plan de réduction de l’utilisation des pesticides.
Dans ses propositions, réparties en 9 chapitres, la candidate à l’élection présidentielle, se déclare être la présidente de l’excellence environnementale ( chapitre 7). Ainsi, elle propose, outre des mesures générales sur le changement climatique et l’énergie (promotion des énergies renouvelables, isolation de l’habitat…) et la promotion de l’Organisation Mondiale de l’Environnement, des mesures spécifiques concernant les thématiques qui sont les nôtres :
Mesure 65 : Promouvoir un agriculture qui assure une alimentation de qualité, respectueuse de l’environnement
>>> Remarque : cette mesure est nécessaire mais nous aimerions que Mme Royal précise ce qu’elle entend mettre en oeuvre car malheureusement elle ne cite pas une seule fois l’Agriculture Biologique.
Mesure 66 : Arrêter les essais des OGM en plein champ…
>>> Remarque : nous nous félicitons de cette mesure mais aimerions aussi des précisions sur les suites qu’elle souhaite donner à ce dossier.
Mesure 67 : Prévenir l’impact des pollutions sur la santé où elle évoque REACH et surtout la mise en œuvre d’un programme national de réduction d’utilisation des pesticides et non pas comme le plan actuel le prévoit une seule réduction des risques ! (pour plus d’infos voir notre news sur ce sujet).
>>> Remarque : nous aimerions aussi qu’elle précise les mesures qu'elle entend mettre en oeuvre pour atteindre cet objectif. Nous lui poserons la question.
Le MDRGF a lancé une campagne d’interpellation des candidats qui donnera lieu à la mise en ligne d’un site Internet où vous pourrez retrouver leurs positions sur nos thèmes de travail. Pour le moment un certains nombre de députés ont déjà répondu aux questions que nous leurs avons soumis. Pour ce qui est des candidats à la présidentielle, nous avons déjà relevé des déclarations : Certaines vont dans le bons sens et d’autres sont la marque du lobby des pesticides…
Morceaux choisis
François Bayrou (UDF) : « La politique agricole devra répondre à la triple exigence de la sécurité des approvisionnements en produits sains, des conduites protectrices de l’environnement et du maintien d’un tissu dense d’agriculteurs au sein d’un monde rural vivant favorables à un « Plan agriculture écologique » qui encouragera notamment une diminution de l’utilisation des engrais azotés par notre agriculture et facilitera le développement de productions économiquement viables par l’utilisation de technologies nouvelles plus favorables à l’environnement. Nous devons également mettre en place des incitations économiques à adopter des pratiques plus économes en pesticides.»
Nicolas Sarokozy (UMP) « Encourager les producteurs à se tourner vers une meilleure prise en compte de l’environnement, du bien-être animal et de la santé, c’est d’abord placer le développement durable au cœur de l’enseignement agricole manière générale, la démarche de l’agriculture raisonnée est une des voies, sinon la voie la plus prometteuse. Mais je pense que l’agriculture raisonnée peut devenir, sur une base volontaire, le mode de production dominant ».
NB : nous rappelons que l’agriculture raisonnée est une création du lobby des pesticides !
Olivier Besancenot (LCR) : « Au niveau français, les aides devraient être conditionnées à des critères sociaux (maintien et développement de l’emploi paysan) et environnementaux (limitation des pesticides, usage raisonné de l’eau...). Pour protéger et développer l’agriculture que nous prônons, il est urgent d’interdire la culture d’organismes génétiquement modifiés hors des milieux confinés, d’interdire le brevetage du vivant et d’appliquer un moratoire sur les OGM au niveau européen ».
Marie George Buffet (PC) « Protéger l'existence de fermes à taille humaine, familiales, qui ne sont pas organisées de façon industrielle et polluante. Cela suppose de favoriser le relèvement des prix agricoles et de rendre inutile toute utilisation abusive d'engrais ou de biocides. je crois avant tout à l'importance de la formation des jeunes agriculteurs ou de la recherche agronomique, à une réforme des aides européennes qui n'incite plus à la monoculture »
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