> Home > liste des infos
L'air francilien pollué aux pesticides.
Des cancérigènes, des perturbateurs endocriniens, des polluants des eaux.. de nombreux pesticides se retrouvent dans l'air de l'Ile-de-France .
27 juin 2007 Selon une dépêche AFP sortie ce jour faisant état d’une étude d’Airparif sur les traces de produits phytosanitaires dans l'air en Ile-de-France, des pesticides sont présents dans l'air jusqu'au cœur de Paris et des villes qui l'entourent. Cela renforce des études menées dans d’autres zones urbaines telles que Lille, Orléans…
Dans cette étude, on apprend que sur 80 pesticides recherchés, une trentaine ont été retrouvés en zone rurale et une vingtaine dans l'agglomération francilienne. Certaines molécules utilisées dans les jardins ou en agriculture se retrouvent en concentrations importantes en agglomération.
Les molécules retrouvées dont la trifluraline, le chlorothalonil et la pendiméthaline ou encore le lindane (désormais interdit) posent la question de la réduction de l’exposition des populations à ces substances et donc de la réduction de l’utilisation. On constate en effet que les molécules retrouvées ont des propriétés relativement inquiétantes, par exemple :
Trifularine : est un cancérigène possible (C : selon le classement de l’US-EPA - agence de l’environnement américaine) c’est une molécule en outre considérée comme étant perturbateur endocrinien selon certaines sources (Colborn List), enfin c’est un polluant des eaux.
Pendiméthaline : est un cancérigène possible (C : selon le classement de l’US-EPA - agence de l’environnement américaine) c’est une molécule en outre considérée comme étant perturbateur endocrinien selon certaines sources (Colborn), enfin c’est un polluant des eaux.
Lindane (aujourd’hui interdit en France en agriculture):il y a certains éléments suggérant sa carcinogénicité selon l’US-EPA. En outre le lindane a des effets perturbateurs endocriniens selon les sources officielles européennes (classé A).
Cela n’a rien d’étonnant quand on sait que 25 à 75% des produits appliqués se retrouvent dans l'atmosphère, soit au moment du traitement soit après, en se volatilisant.
« La présence de ces pesticides confirme l’urgence pour la France de mettre en place un plan de réduction d’utilisation des pesticides, et non pas seulement un plan de réduction des risques, C’est ce qu’ont ré-affirmé hier les parlementaires européens lors du vote en commission environnement concernant la directive européen pour l’utilisation durable des pesticides .» déclare François Veillerette, président du MDRGF.
> Haut de page