Au total, l’agriculture contribue en France à l’effet de serre à hauteur de 19 %, et, en incluant les secteurs amont et aval, à plus de 30 % des émissions, toutes sources confondues. Mais qu'en est-il de l'agriculture biologique?
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La réalité du changement climatique du fait des activités humaines et ses conséquences en terme d’accidents climatiques (sécheresses, inondations…), de diminution de la biodiversité, de risques sanitaires, etc. sont admises par une large majorité de personnes.
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Or, l’agriculture est la principale source de ces deux gaz. Les émissions de méthane proviennent principalement du tube digestif des ruminants et de la fermentation des effluents d’élevage (fumier, fientes, lisier). Celles de protoxyde d’azote proviennent de la fertilisation azotée et, dans une moindre mesure, des effluents d’élevage. Au total, l’agriculture contribue en France à l’effet de serre à hauteur de 19 %, et, en incluant les secteurs amont et aval, à plus de 30 % des émissions, toutes sources confondues.
Toutes ces données posent trois questions par rapport aux orientations de l’agriculture, et en particulier pour les agriculteurs et les consommateurs qui optent pour les produits biologiques :
1. Dans quelle mesure la pratique de l’agriculture biologique réduit-elle ce fort impact ?
2. Que peut-on changer dans les techniques de ce mode de production et dans nos habitudes alimentaires pour aller encore plus loin dans la réduction de cet impact ?
3. Quel conséquences aura le changement climatique sur l’agriculture biologique ?
Objectifs du colloque
Les objectifs de ce colloque international scientifique et professionnel sont :
- de faire le point des connaissances actuelles sur ce thème,
- de mettre en évidence les données indiscutables, mais aussi les lacunes, encore nombreuses, dans nos connaissances, en vue de déterminer les besoins de recherche,
- d’éclairer sur les pistes d’actions possibles au niveau des décideurs, des agriculteurs, des différents acteurs de la filière agro-alimentaire et des consommateurs,
- de favoriser les échanges entre les scientifiques et les professionnels.
Parmi les participants, figureront notamment Bernard Seguin directeur de recherche à l’unité Agroclim d’Avignon et Jean-François Soussana, directeur de recherche à l’unité d’Agronomie de Clermont Ferrand. Tous deux ont contribué à la rédaction du 4 rapport du GIEC paru en 2007 etc.