Professionnels,
les études scientifiques sur les expositions et les impacts santé des pesticides
Pathologies professionnelles - les cancers

Un certain nombre de cancers sont particulièrement associés aux pesticides dans la littérature sur des modèles animaux mais aussi dans la réalité telle que transcrite par les études épidémiologiques. En préambule il est important d'indiquer que les détracteurs scientifiques mettent en avant des biais méthodologiques qui devraient invalider certaines études. Pourtant pour de nombreux chercheurs malgré le caractère corrélatif de ces études, ainsi limitées quand aux données d’exposition, les problèmes de classification de l’exposition dans les études épidémiologiques tendraient à minimiser les résultats plutôt que de les amplifier.

Prostate

Incidence

En France, c’est le cancer qui a la plus grande incidence à l’heure actuelle avec 62 000 nouveaux cas détectés chaque année et celle ci a été multipliée quasiment par 6 depuis 1980 (l’incidence totale de tous les cancers n’a elle que doublé). Il existe des disparités géographiques à l’échelle de la planète mais les plus fort taux sont retrouvés dans les pays industrialisés. La mortalité liée est assez faible compte tenu de l’incidence mais ce sont en France 9 000 personnes qui en sont décédées en 2005.

Les facteurs déclencheurs sont peu connus mais il est estimé que seulement 5 à 10% des cas seraient provoqués par une hérédité génétique. Il y aurait donc une forte influence des habitudes de vie et du comportement ainsi que des polluants divers. Tout comme le cancer du sein ce type de cancer serait sous influence des niveaux hormonaux, notamment lors d’étapes cruciales durant le développement et donc très tôt dans la vie d’un individu. Son incidence est recensée comme étant proche de celle du cancer du sein et il ne serait pas surprenant qu’ils en partagent des facteurs communs.

Pesticides

Un certain nombre d’études scientifiques associant l’exposition aux pesticides et l’incidence du cancer de la prostate ont été publiées au cours des dernières années. A titre d’exemple, beaucoup d’études sur l’exposition professionnelle montrent une augmentation de l’incidence et/ou de la mortalité du cancer de la prostate parmi les populations d’agriculteurs et de professionnels des pesticides (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7).

Récemment le professeur Bellepomme a mis en évidence, par une analyse épidémiologique (1), un lien de causalité entre l'exposition aux pesticides et le cancer de la prostate.

Cette étude montre que le cancer de la prostate tel qu’observé aux Antilles françaises est déclenché par une contamination de l’environnement par les pesticides organochlorés. Il a été suggéré auparavant que les facteurs de prédispositions génétiques étaient prédominants dans l’incidence des cancers de la prostate (avec 152 nouveaux cas pour 100 000 personnes, un des taux les plus élevés au monde). Cependant, une analyse comparative avec les autres états des Caraïbes a exclu cette hypothèse. La contamination importante des sols et des ressources en eau des Antilles due à l’utilisation de pesticides dans les plantations de bananes a donc été suspectée et validée par cette étude. Il est à noter que des taux extrêmement élevés de pesticides organochlorés avaient déjà été détectés dans le sang des populations en 1972 (DDT, DDE, alpha, beta et gammaHCH, aldrine and dieldrine). Ainsi il est suggéré que l’exposition prolongée aux pesticides organochlorés joueraient un rôle dans l’étiologie des cancers de la prostate.(le résumé complet de l’étude)
Une étude in vitro a montré une prolifération des cellules cancéreuses humaines de la prostate suite à leur exposition à plusieurs pesticides organochlorés, un pyréthroide et un fongicide par le biais des cellules sensibles aux hormones androgéniques (8).

Pancréas

Pesticides

La cancer du pancréas est une maladie qui peut être rapidement fatale. Cette nouvelle étude établit une association avec l’utilisation des pesticides. Les précédentes études avaient associé ce cancer avec les pesticides organochlorés comme le DDT sans que d’autres pesticides couramment utilisés ne soient étudiés à leur tour. Cette nouvelle étude a été réalisé sur une population de 89 000 professionnels et de leurs épouses dans l’Iowa et la Caroline du Nord. Les résultats de cette étude montent un excès de risque pour 2 pesticides que sont la pendiméthaline (excès de risque d’un facteur 3 et homologué pour les usages en France) et l’EPTC (excès de risque d’un facteur 2,56 et n’est pas homologué en France) (résumé de l’étude an anglais)

* Une étude de 2009 qui a analysé les ventes de pesticides dans différentes parties du Brésil et les taux de mortalité par cancer une décennie plus tard a montré une corrélation signifacative pour plusieurs cancers dont le cancer du pancréas;
* Une étude finlandaise a montré un risque accru d'un facteur 6 pour les jardiniers professionnels de développer un cancer du pancréas;
* Une étude de 2007 identifiant les facteurs de risque pour le cancer du pancréas en Egypte a montré une augmentation du risque d'un facteur 2,5 pour les individus exposés aux pesticides;
* Une étude du National Cancer Institute de 2001 a montré une augmentation du risque d'un facteur 1,5 et 1,6 pour les expositions aux fongicides et aux herbicides respectivement;
* Une étude cas-contrôle en Espagne a montré que l'exposition professionnelle aux pesticides augmentait le risque de cancer du pancréas d'un facteur 3;
* Une étude de 1999 sur les pilotes d'aéronefs pulvérisateurs de pesticides a montré un accroissement du risque significativement élevé de développer un cancer du pancréas;
* Une étude cas-contrôle professionnelle en Finlande a montré que l'exposition aux pesticides engendrait un risque accru de développer le cancer du pancréas d'un facteur 1,7; et,
* Une étude de 1993 a montré chez des agriculteurs italiens que le risque de développer un cancer du pancréas était significativement plus élevé chez ceux qui avaient plus de 10 années d'expérience dans le métier.


Seins

Incidence

Le cancer du sein malgré les sommes dépensées pour la recherche continue de progresser et il représente, en France, le 2ème cancer en nombre de nouveaux cas annuels détectés (50 000 nouveaux cas en 2005, le premier étant le cancer de la prostate avec 62 000 nouveaux cas). Son incidence a progressé régulièrement (en France elle a plus que doublé depuis 1980 et touche à l’échelle mondiale 1,1 millions de femmes) dans les pays les plus industrialisés depuis les années 40 et pourrait correspondre avec l’avènement des substances chimiques synthétiques dans notre quotidien. Ce lien a pu être établi par l’observation de son incidence en Asie où l’utilisation ubiquitaire de substances synthétique est venue beaucoup plus tard dans les années 70 et où l’incidence du cancer du sein s’est accélérée seulement après. La détection précoce et la recherche thérapeutique ont néanmoins fait diminuer la mortalité liée à cette fatalité, mais en France ce sont malgré tout 11 200 femmes qui en sont mortes en 2005.

Le cancer du sein se développe sous l’influence de nombreux facteurs mais une grande proportion reste à l’heure actuelle inexpliquée par les facteurs incriminés, i.e. génétiques, et d’habitudes et de comportements. 1 cancer sur 10 aurait une origine purement génétique alors que la moitié de ceux ci ne peuvent pas être associé à un facteur connu. Les scientifiques pensent de plus en plus que c’est un type de cancer qui peut être largement influencé par les niveaux hormonaux. Et donc toute substance qui modifierait ces équilibres physiologiques peut-être incriminée. Les substances cancérigènes ne sont pas exclues. Les variations géographiques de cette maladie et les recherches en laboratoire pointent de plus en plus vers des facteurs environnementaux.

Les pesticides

Des dizaines de références scientifiques ont étudié les liens possibles entre l’exposition aux pesticides et le cancer du sein. C'est le cas pour le DDT et le dieldrine, qui ont été interdits à la fin des années 70 aux Etats-Unis ainsi que dans d’autres pays. Ces substances s’accumulent dans les cellules lipidiques (graisseuses), comme celles du sein, où elles persistent pendant des décennies.

 

Le DDT et le dieldrine montrent in vitro mais aussi sur les modèles animaux comme le rat (12) une stimulation des cellules mammaires via l’activation des récepteurs aux hormones oestrogéniques. Il est à noter que le produit de dégradation du DDT, le DDE, n’est pas oestrogénique mais plutôt anti-androgénique (et donc bloque les hormones mâles comme la testostérone). Néanmoins, plusieurs autres études au cours des années 80 ont montré des niveaux de DDE assez élevé dans le cellules mammaires de femmes qui avaient le cancer. Ces études ont déclenché des études plus larges sur les liens entre le cancer du sein et les résidus de pesticides organochlorés dans le sang et le sein. La littérature a révélé un mélange d’études positives et négatives sans que l’on puisse expliquer les différences de résultats (11).

 

Il est possible que certaines femmes soient plus sensibles aux pesticides organochlorés du fait d’une susceptibilité génétique et seraient donc plus à risque lors d’une exposition à ces substances, alors que d’autres sont moins sensibles (12). Cette différence pourrait expliquer les résultats discordants de certaines études, mais ces facteurs de susceptibilité, si ils existent, n’ont pas encore été identifiés. En plus de cela, le moment de l’exposition (par rapport au développement physiologiques ou en phase de gestation) pourrait être critique tout comme ça l’est pour l’exposition aux radiations. Les études qui ont mesuré les niveaux d’organochlorés chez les femmes adultes (dans la quarantaine) ont probablement mésestimé l’exposition de celles ci pendant leur enfance. Une étude a exploré cet historique d’exposition et a montré une association forte, statistiquement significative, entre le cancer du sein et les niveaux les plus élevés en DDT, mais seulement pour les femmes qui avaient été exposées au DDT avant l’âge de 15 ans. Cela démontre à nouveau l’importance du moment d’exposition (13).

 

Le dieldrine, un “contaminant” qui n’était pas mesuré dans les études sur le DDT, pourrait être le chainon manquant dans le cas du cancer du sein. 2 études danoises ont trouvé une association significative entre le dieldrine et le risque de cancer du sein, qui incluait une forme plus agressive de cancer et une mortalité plus forte chez les femmes avec les niveaux les plus élevés de dieldrine (14,15). Cette étude était méthodologiquement irréprochable et donc les résultats en étaient robustes. Cependant, une étude d’envergure à Long Island (dans l’état de New York) n’a pas montré d’association entre les niveaux sanguins de dieldrine et le risque de cancer du sein (13). La situation globale apparaît donc confuse et toutes ces études mériteraient d’être approfondies.

D’autres études ont cherché une association entre le cancer du sein et les pesticides.

Une étude fait le lien entre cancer du sein et l’exposition aux herbicides organochlorés, notamment les triazines (16). Pour cette étude l’exposition a été évaluée en fonction de la contamination de l’eau, de la production de mais et des données d’utilisation des pesticides, ce qui a permis de classer différentes zones selon leurs degrés d’exposition (faible, moyen et élevé). L’analyse statistique a pris en compte de l’âge, de l’origine ethnique, de la classe socio-économique et du niveau d’éducation. Les résultats ont montré une augmentation significative du risque de développer un cancer du sein dans les zones d’exposition aux triazines moyenne et élevée [risque accru d'un facteur 1.14 et 1.2, respectivement]. Ces résultats suggèrent donc une association entre les triazines et le risque de cancer du sein. (le résumé complet de l’étude)

Livre de Merriel Watts

Dans son ouvrage sur le cancer du sein et les pesticides, Meriel Watts (Pesticides & Breast Cancer – a Wake up call – ISBN 9789679381320) détaille pourquoi les pesticides peuvent être des facteurs pour le cancer du sein. Ce sont des cancérigènes pour les glandes mammaires (induisent des mutations), des promoteurs des tumeurs (induisent la prolifération cellulaire), des sensibilisateurs des glandes mammaires (rendent les glandes plus sensibles aux effets des cancérigènes), des immuno-modulateurs (affectent les défenses naturelles), des perturbateurs de la communication inter-cellulaire, et des perturbateurs endocriniens (miment les hormones, bloquent les récepteurs hormonaux, accroissent le nombre de récepteur hormonaux, bloquent les transporteurs hormonaux sanguins, interfèrent avec le métabolisme hormonal, activent les enzymes qui produisent les hormones).


Une association américaine (la Breast Cancer Fund) propose une liste des pesticides qui ont été caractérisé comme pouvant avoir une incidence sur le développement du cancer du sein. Cette liste est disponible sur le document PDF en lien ici.

Testicules

Incidence

C'est un cancer hormono-dépendant qui est en augmentation qui est donc intimement lié aux perturbateurs endocriniens qui miment les fonctions oestrogéniques et androgéniques. Il n'y a pas eu d'études spécifiques sur l'exposition aux pesticides et ce type de cancer. Voir section "perturbateurs endocriniens".
Globalement, c'est aussi lié aux malformations congénitales observées chez les enfants.

Ovaires

Incidence

En 2005 il y a eu 4 500 nouveaux cas.

Pesticides

Une étude italienne a comparé 69 femmes ayant un cancer des ovaires avec des femmes de la même région. Il en a résulté que les femmes qui avaient un cancer avaient rapporté, avec une fréquence de réponse accrue d’un facteur 2,7 qu’elles avaient été surement exposées (17). Les triazines sont une famille d’herbicides à laquelle font partie l’atrazine, la simazine et la cyanazine. Bien que l’atrazine n’ait pas montré de cancérogénicité sur les modèles animaux il a été montré qu’elle interfère avec le cycle ovarien en perturbant les hormones de l’hypophyse qui régule la fonction ovarienne. Des porcs traités avec des doses assez basses d’atrazine ont développé de multiples kystes folliculaires des ovaires, caractéristiques d’une stimulation anormale des tissus ovariens. (18). Cette étude laisse donc supposer une association avec le cancer des ovaires via une modulation hormonale.

Tumeurs cérébrales

Pesticides

Les agriculteurs ont un risqué accru de développer un cancer du cerveau en comparaison à la population générale (19). Une meta-analyse de 33 études publiées entre 1981 et 1996 a montré un risqué accru de 30% pour les agriculteurs de développer ce type de cancer (20). Certains scientifiques ont émis l’hypothèse que cette augmentation de risque pouvait être liée à l’exposition aux pesticides (21). Les agriculteurs sont néanmoins exposés à plusieurs autres facteurs de risque comme les poussières, les animaux et leurs virus, et les produits de la pétrochimie, et il a donc été difficile de faire le "tri" parmi ces facteurs (22). Certaines études ont essayé de lever ces difficultés en se focalisant sur les employés qui pulvérisent les pesticides et ont trouvé une augmentation du risque de développer un cancer du cerveau, montrant ainsi que les pesticides pourraient être suspectés (19). Certains pesticides contiennent des alkyles uréiques – précurseurs des N-nitroso alkyles uréiques - connus pour être des cancérogènes neurologiques puissants sur des modèles animaux (23). D’autres substances sont connues pour initier des tumeurs cérébrales: les aryles diialkyltriazines, qui sont apparentés à certains pesticides courants et l’oxyde d’éthylène qui est utilisé pour stériliser les équipements médicaux et de fumigeant pour certains processus industriels.

Lymphomes non Hodgkiniens

Pesticides

Dans la littérature scientifique il ressort que 22 études sur 26 observent une augmentation du risque de lymphome avec l'exposition aux pesticides (dont 12 études significatives), dont la plupart sont basées sur l'exposition professionnelle. En terme de risque, une étude de cohorte sur 155 000 agriculteurs aux Etats-unis montre un risque accru d'un facteur 2 de développer une lymphome non hodgkinien. Les études qui se sont penchées sur des substances spécifiques ont mis en évidence une augmentation du risque avec: les herbicides phenoxy (notamment 2,4-D et MCPA), insecticides OrganoPhosphorés et chlorophénoliques, le dicamba et le mecoprop, ainsi que le glyphosate.

Une étude de l'INSERM a été publiée en novembre 2008 sur les différentes formes de lymphomes (24). Il en ressort que des soupçons (et donc non significatifs statistiquement) ont été identifiés en ce qui concerne la relation lymphome non hodgkinien et les insecticides organochlorés et organophophorés, les fongicides carbamates et les herbicides triazines.

Une étude française très récente (juin 2009) a mis en évidence le mécanisme biochimique et un marqueur biologique du processus de développement d'un lymphome chez les agriculteurs exposés aux pesticides (27).

Etats-Unis, Iowa / femmes d’agriculteurs -> risque accru 1,9 (25)

Lymphomes Hodgkiniens

Incidence

En 2005, 10 000 nouveaux cas ont été répertoriés en France.

Pesticides

Dans la littérature scientifique il ressort que 22 études sur 26 observent une augmentation du risque de lymphome avec l'exposition aux pesticides (dont 12 études significatives), dont la plupart sont basées sur l'exposition professionnelle.

Sur un échantillon de la population française (couvrant 6 centres de soins) une association positive entre lymphome hodgkinien et exposition professionelle aux herbicides triazoles et uréiques a été montrée avec une augmentation du risque d’un facteur 8.4 et 10.8 respectivement (24).

Leucémies

Incidence

En 2005, 6 300 nouveaux cas ont été répertoriés en France (touchant un peu plus les hommes que les femmes) mais se caractérisent par différentes formes selon les cellules sanguines impliquées : lymphoïdes et myéloïdes chroniques ou lymphoblastique et myeloblastique aigues.

Pesticides

Sur un échantillon de la population française (couvrant 6 centres de soins) l'exposition aux insecticides, fongicides et herbicides a été associée à une augmentation du risque (OR) d'un facteur 3 de développer un myélome multiple (OR = 2.8, 3.2, 2.9 respectivement). Pour la sous-catégorie des syndrômes lymphoprolifératifs, une association a été observée seulement pour la leucémie à tricholeucocytes (hairy cells leukemia) avec l'exposition aux insecticides organochlorés et les herbicides phenoxy et triazines (OR = 4.9, 4.1, 5.1 respectivement) (24).

Italie / employés horticultures et leurs enfants -> risque accru (26)

Références

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Janssens J, Van Hecke E, Geys H, et al. 2001. Pesticides and mortality from hormone-dependent cancers. Eur J Cancer Prev 10(5):459-467

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4- Fleming L, Bean J, Rudolph M, Hamilton K. 1999. Cancer incidence in a cohort of licensed pesticide applicators in Florida . J Occup Environ Med 41(4):279-288

5- Fleming L, Bean J, Rudolph M, Hamilton K. 1999. Mortality in a cohort of licensed pesticide applicators in Florida . Occup Environ Med 56(1):14-21

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8- Tessier D, Matsumura F. 2001. Increased ErbB-2 tyrosine kinase activity, MAPK phosphorylation, and cell proliferation in the prostate cancer cell line LNCaP following treatment by select pesticides. Toxicol Sci 60(1):38-43

9- Shekhar PVM, Werdell J, Basrur VS. 1997. Environmental estrogen stimulation of growth and estrogen receptor function in preneoplastic and cancerous human breast cell lines. J Natl Cancer Inst 89:1774-1782

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27-
J. Agopian et al., Agricultural pesticide exposure and the molecular connection to lymphomagenesis, J. Exp. Med., Vol. 206, No. 7, 1473-1483