
Geneviève (département 09): "Chaque année le printemps affiche le même spectacle. Vue d'ensemble, la vallée est verte et magnifique; c'est sans parce que les gens s'arrête à cette vision générale qu'ils sortent tous ensemble armés de leur pulvérisateur.
Qu'il s'agisse de particuliers, de professionnels (fermiers, jardiniers s'occupant des jardins privées) ou des Mairies, ils utilisent ces désherbants sans protection, sans prévenir et sans inquiètude. Nous nous rendons compte des dégâts: les jours suivants les feuilles jaunissent et les abeilles meurent dans le jardin.
Dans mon village une amie et moi avons essayé d'informer, de convaincre, d'expliquer sur tous les tons, à toutes les occasions mais en vain. Le blocage est réel; les mauvaises habitudes sont ancrées profondemment; revenir dessus relève du sacrilège! Ils ont tous des enfants, des petits enfants, ce n'est pas un argument valable. Nous n'avons pas d'enfants et pourtant.
Quant aux communes et aux Mairies elles donnent l'exemple. Herbicide très connu à toutes les sauces ! Et à aucun moment les populations ne sont averties du passage au désherbant.
Une amie travaillait à la Mairie, aux espaces verts. Au cours d'une pulvérisation faite dans les allées du cimetière par un employé, lui-même utilisateur forcené de cette herbicide, et peu précautionneux et surtout peu attentif à l'autre, mon amie à été intoxiquée et a fini aux urgences dans la nuit suivante. Ses articulations ont gonflé, elle était couverte de boutons douloureux et a par la suite déclaré une bronchite asthmatiforme chronique. On ne pouvait plus se promener, le moindre frôlement d'herbe et elle déclenchait une allergie respiratoire, les boutons en plaques et les urgences pour des injections de cortisone.
Partout autour de nous les pesticides sont largement utilisés; l'information sur leur dangerosité ne passe pas; les arguments tombent à plat; les gens évoluent les yeux fermés dans des peurs dont ils n'ont même pas conscience. Ici la Vallée porte le nom de Vallée Verte, son symbole est la grenouille et nous venons juste de rentrer dans le PNR."
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